Par l'eau et le feu

Par l’eau et par le feu

frère Daniel, de Taizé

 

L’eau inonde et noie, le feu brûle et consume.

Ces deux éléments sont pour les « compagnons » du potier de toujours.

C’est que l’eau rend aussi pâteuse la poussière d’argile, ouvrant ainsi une voie privilégiée à la créativité; et le feu achève la besogne en la transfigurant.

Telle est la nécessaire épreuve à laquelle le potier soumet son argile, redécouvrant ainsi chaque jour, à sa racine, l’ambivalence de l’eau et du feu.

 

Mais qui, au juste, est le plus touché par ce double pouvoir ?

La poussière d’argile ou le potier qui confie aux éléments l’ouvrage de ses mains ? Et plus encore, cet itinéraire, secrètement imagé par ce métier qui à l’âge de l’humanité, n’intéresserait-il pas l’homme tout court, potier ou non, lui proposant d’atteindre, à travers une prodigieuses noyade et une non moins prodigieuse brûlure, les rives mêmes de la vie ?

 

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